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 Junjou romantica Bonus : A long time ago

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Eimi-chan



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MessageSujet: Re: Junjou romantica Bonus : A long time ago   Dim 12 Fév - 3:25

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La journée de cours avait été longue. C'était le genre de journée qui ne faisait que s'allonger. Les heures ne semblaient pas diminuer , les minutes ressemblaient a des heures et les secondes a des minutes. Mais son impatience était peut-être du au fait qu'il ne pouvait pas recevoir les messages d'Henry dans cette salle. Le réseau étant bien trop mauvais dans la salle 407. Pourtant , elle était au quatrième étage , il aurait du en trouver du réseau. Mais la salle avait été adapté pour qu'aucun des petits matheux et scientifique ne s'amuse à trainer sur internet ou autre .Seven avait beau être fort , passer 3 heures de son temps sans internet , meme , messages de Henry ou quelconques signes de la civilisation le faisait craquer. Ce qui était insensé. Pourtant il avait besoin de regarder au moins une fois dans l'heure ce qui se passait dans le monde , sur facebook , instagram ou sur ses forums . S'il ne le faisait pas , c'était la mort du petit Seven. Mais il n'était pas le plus déprimés dans cette salle de futur professeur de mathématique et etc . Non , il fallait voir Asuna. Asuna , l'une des seules filles devenaient comme une sorte d'aimant . Un aimant avec une polarité inversé. Tout le monde cherchait à ce qu'elle s'assoit bien loin d'eux. Pourquoi ? Et bien , Asuna avait beau être incroyablement populaire la plupart du temps , 99% du temps , elle ne l'était plus dans cette salle car elle ne pouvait plus parler à sa petite ami.

Et autant dire qu'Asuna qui n'a pas de nouvelle de sa copine , était une Asuna en pleine crise. Si ce n'était pas les larmes , les soupirs nostalgiques et l'inquiétude. Asuna se transformait en une sorte de guerrière , la fille de Mars , tout droit sortir de chez son oncle Hades , prête à tout détruire sur son passage. Mais fort heureusement pour Seven , il y avait quelqu'un d'inchangé et qui paraissait même plus agréable . Kyo. Sans son portable , il ne paraissait pas inquiet ou a la recherche d'information. Kyo s'asseyait à sa gauche , tout sourire. On aurait pas pu rendre un homme plus heureux sur terre. Des arc-en-ciel , des étoiles et de la poussière de fée. Tout le monde se battait presque pour se mettre aux côtés de cette espèce d'alien. Mais 707 était l'heureux élu , et il n'avait ainsi pas à supporter Asuna qui était assise juste à côté de Kyo. Oui , il n'y avait que le mur et Kyo comme compagnon. Asuna pouvait pleurer , le petit blondinet serait là pour essuyer ses larmes ou encore tenter de l'empêcher de mordre dans la table ou la secouer.  Quelques fois , il jettait un coup d'oeil à ces scènes et les trouvaient immensément drôle. Il voyait Asuna dans le rôle du père épuisé par sa journée de travail et Kyo dans le rôle de la mère au foyer des années 30 . Il trouvait vraiment qu'ils faisaient un bon couple ces deux là . Seven avait une liste de pairing longue comme son bras. Il s'amusait à écrire et réecrire cette liste durant son cours

" Jumin x Lucas : Lumin
       Warren x Zero : Zerren
         Warren x Yann : Non
            Yann x l'inconnu que je stalke : Yup
              Henry x Jumin : Ne peut plus subsister , Lumin est trop puissant
               Adonis x Jumin : idem
               707 x Chips : Sevips ? Chiven ? Meilleur otp
"

Kyo ne cessait de zieuter sa feuille. Seven ne faisait comme si de rien était . Mais il savait que s'il s'amusait à écrire Kyo x Asuna , il aurait la réaction la plus théatrale du monde. Kyo se roulerait sûrement par terre et ils auraient alors deux sol pleureur avec Asuna. Asuna avait été d'ailleurs piqué au vif par cette feuille , elle se pencha pour la lire. Ses yeux plisses , l'air quelques instants intéressés . Les élèves furent satisfaits de ne pas l'entendre couiner . Asuna avaient les yeux brillants face à cette liste , elle y lisait des noms qu'elle ne connaissait pas avec une certaines délectation. Elle avait alors tout le plaisir d'imaginer tout ses gens. Puis elle cherchait des noms de pairing et disait si leurs noms n'allaient pas assez bien ensemble pour former un pairing de qualité . Tout d'un coup , elle eut une sorte d'éclair de génie , chuchotant alors doucement " Et si tu te mettais toi et ce garçon à qui tu envoies des messages tout le temps ? " . Seven supposait qu'elle parlait d'Henry . Il ne savait pas s'il pouvait vraiment le mettre sur sa liste . Certes , ils s'étaient embrassé dans ce café mais ça s'arrêtait bien là . C'est vrai qu'ils s'envoyaient des messages souvent aussi , mais il y avait beaucoup de message en rapport avec le travail. Seven joua alors avec son crayon. Mais Kyo offusqué dit alors assez fort pour que le fond de la classe puis l'entendre

- Je t'envoie des sms moi aussi , je devrais être sur cette liste

~

Kyo ne se remettait pas de cette humiliation. So youn l'avait regardé avec tant de surprise quand il avait témoigné de son envie de faire partie de la liste. Son camarade et les autres personnes autour l'avaient regardés de manière interloqués. Rien que se souvenir de cela , le faisait rougir de honte.  Mais So youn avait eut l'amabilité de prendre son crayon et d'écrire " So youn x Kyo : Amis " . Seven avait ensuite laissé ce mot sur la table alors qu'il s'en allait . Kyo avait pris le temps de récupérer le papier et changer ce ami , déjà si important en âme soeur . Quelques gribouillis et il avait le papier en poche. Mais au moins , c'était un moment gênant pour un moment tendre et aimant , ça valait le coup. En passant , il n'avait pas que cela à faire. Aujourd'hui était la journée , où il s'amusait à suivre Seven. Il essayait depuis deux semaines de trouver son quartier , mais son ami ne cessait de le semer. Cette fois , le jeune japonais espérait trouver son ami. Il savait qu'il restait dix minutes assis sur le pont , puis allait voir un comics shop . Kyo comptait eonc faire croire à Seven qu'il visitait le même  magasin de bd , et là So youn lui dirait " Allons chez moi , tu ne vas pas rentrer chez toi alors que tu es si près de chez moi " et puis enfin chez So youn , boum le coup de foudre , les feux d'artifices et puis un peu d'alcool et peut-être même . Kyo s'évanta un peu.

Seven n'était pas bête. Il avait remarqué que son ami tentait de trouver où il habitait. Et seul Henry et Jumin avait le droit de le savoir . Ainsi que certains de ses patrons importants. Et il ne comptait pas laisser Kyo approcher de sa demeure en pagaille. Il ne changerait donc pas sa routine , mais il comptait bien s'amuser un peu . Seven passa donc par les toilettes d'un fast-food quasi-vide et en ressortit changé. Ana-lisa ferait l'affaire à ce petit voyou. Il comptait faire en sorte que Kyo ne revienne plus jamais à ce comic shop. Ana lisa s'approchait donc , voyant se profiler le visage de Kyo qui attendait visiblement avec impatience l'arrivée de quelqu'un. Ana attrapa le bras de Kyo " Oh ! Toi ?! Comment oses-tu ? Moi qui pensait ne jamais te revoir , tu viens devant mon magasin préféré et tu viens me narguer . Je me souviens de goi , espèce de ... Sans coeur . Oh , oui je me souviens de la foi , quand j'étais au collège et que tu m'as rejeté en public , devant tout tes copains. Et puis que tu m'as ensuite envoyé des messages , disant que tu m'avais volé ma ... Snif ... C'est une chose qu'une femme ne devrait pas .. Snif ... Idiot " et il lui donna alors un coup de sac . Kyo ne savait pas comment réagir aux scènes humiliantes , et alors qu'il tentait de s'excuser et expliquer que ce n'était pas lui , Ana lisa se pencha alors pour voir son visage . Kyo avait une expression qui témoignait de sa peur , de sa gêne et de toute la haine qu'il portait à Ana lisa pour cet énorme scandale. Un sourire malicieux s'afficha sur les lèvres de Seven qui décida de mettre presque fin à ce supplice

- Ah , vraiment ? Ah mais oui ! Ce n'est pas Georges ! Ah , c'est vrai que ce n'est pas logique . Après tout , Georges vit aux états-unis depuis toujours . Etbien , nous devrions prendre une photo de ce moment . J'ai rencontré un ami ! Nous sommes ami n'est-ce pas ? Allez venez

Seven fit de cette photo son fond d'ordinateur . Et Kyo n'osa plus jamais aller jusqu'au comic shop , de peur de recroiser Ana lisa ou qu'une rumeur tombe dans les oreilles de Seven . 707 prit alors son portable après la fin de toute cette mise en scène et envoya alors un message

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Eimi-chan



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MessageSujet: Re: Junjou romantica Bonus : A long time ago   Mar 14 Fév - 4:36

Spoiler:
 

La corée lui manquait. Cela faisait bien deux ans qu'il était de retour aux états-unis pourtant. Mais la solitude était si écrasante. Bien sûr , il était bien trop fier pour montrer à quiconque qu'il souffrait de cette aliénation. Il suffisait de se concentrer sur son portable , ses cours et le temps passerait plus vite. De plus , être aux états-unis lui permettait de voir sa mère . Elle ne voyageait pas tout le temps en Corée , quelques fois elle restait aux états-unis. Cette fois-ci , elle avait donc opté pour le Texas pour elle et son fils . Ses deux grandes filles avaient déjà leur appartement et son mari ne cessait de faire le vas et viens entre la Corée et les états-unis. La maison au Texas n'appartenait donc qu'à son fils et elle à ses yeux. Malgré cette atmosphère bonne enfant , il ne pouvait se résoudre à se plaindre. Sa mère finirait par en parler à son père et son père finirait par taper un scandale à la maison aussi bien que dans son établissement . L'école privé , c'est ce que j'avais proposé mais non ! Si tu m'écoutais un peu , Warren . Mais Warren avait voulu faire partie d'une école publique , il voulait voir les différentes personnes , les différentes communautés , les différents problèmes . Après tout s'il avait vecu toute sa vie dans une école prestigieuse et privé , comment pourrait-il se lier avec les autres ? Personne ne pourrait s'identifier à lui. Non , il ne voulait pas tout prendre pour acquis. Warren tentait de prendre le bus , rentrer à pied , vivre ses années de lyceen comme un élève lambda. S'infiltrer et suivre la masse. D'ailleurs ses deux premières années avaient été idyllique . Mais lors de la fin de l'année , lorsqu'il avait pris place en tant que président des élèves , peu de temps après la rumeur sur son orientation sexuelle avait commencé à se propager. Et autant dire qu'être président des élèves n'empêchait pas d'avoir une année de terminale tourmentée . Maintenant en plus de devoir se faire passer pour un adolescent lambda , il devait se faire petit pour ne pas être victime de blague en tout genre. Des plus jeunes élèves qui suivaient le mouvement , au plus âgés qui avaient décidé de le haïr. Warren avait décidé au début de l'année de se faire minuscule . Au bout de deux semaines , il avait été fatigué d'être lâche . Tant pis , il passerait le couloir l'air fier .

Pour les premières années , le plus important était de se faire remarquer et de se faire accepter. Ancien joueur de basket au collège , grand , beau et blond . Yann n'avait pas eu tant de mal à se faire accepter par les plus âgés et les plus jeunes . Le roi des premières années et l'ami des terminal. On ne savait pas grand chose de lui. Beaucoup de personnes pensaient qu'il vivait avec sa mère. Yann faisait en sorte de laisser les autres croire à cette histoire . Il n'avait pas envie de dire qu'il avait deux mères. Ça pouvait paraitre cruel aux yeux des deux femmes , mais il ne comptait pas les mettre au courant . Puis sa mère passait tellement de temps à l'hôpital , c'était comme s'il vivait uniquement avec sa maman. Les deux femmes se posaient pourtant beaucoup de question depuis qu'elles avaient vu que lors des réunions parents-professeurs , ou lorsque Yann était convoqué chez le principal , on ne demandait pas à ses parents de venir mais uniquement à sa mère.

Yann était d'ailleurs très souvent convoqué chez le principal. Le petit australien était dans une période de sa vie assez mouvementée .Sa mère était toujours à l'hôpital , quand elle revenait elle était épuisé par ses soins , sa maman ne lui portait pas d'attention et pleurait tout le temps et il devait travailler pour aider à arrondir les fins de mois . Sans parler de cette espèce de soeur profiteuse qui ne faisait que passer pour voler les provisions durement acquises .Yann avait besoin qu'on l'apprécie , il avait besoin de faire le pitre , il avait besoin d'aller en soirée , il avait besoin de revenir à l'heure qu'il voulait. Yann avait besoin de ça et aucune de ses mères ne pourrait lui dire de se calmer où il disparaissait durant deux jours. Les deux femmes pensaient à l'envoyer dans un centre , mais elles n'avaient pas assez d'argent pour cela.

Et le souffre-douleur favoris de Yann était Warren. Le brun passait dans les couloirs sans même avoir honte des rumeurs qui courrait sur lui . Warren avançait dans les couloirs comme s'il était un élève normal. Ça avait le don de l'énerver. Warrenn'avait rien de normal . Il était anormal. Il ne savait pas pourquoi , mais Warren ne cessait de l'obséder et dès qu'il pouvait avec quelques amis s'en prendre à lui , il n'hésitait pas. Des coups dans les coudes , l'encercler , le faire arriver en retard à ses cours , détruire ses notes et ses devoirs. Yann prenait un malin plaisir à s'en prendre à lui. Quand il entendait les autres rire de Warren , ça avait comme une vertus thérapeutique. Mais il se souvenait quand il avait fini en tête à tête avec Warren. Alors qu'il se dirigeait vers une réunion avec le conseil des élèves , une bande l'avait attrapé. Il fallait le voir jurer et insulter. " Tiens le bridé " avait balancé un ami , une fois dans oe vestiaire. Yann l'avait alors maintenu tandis que les autres s'étaient amusés à déchirer ses résumés devant le garçon . Le coréen au début avait regardé son travail , l'air dépité , puis a la place de s'effondrer , il s'était énervé violemment , réussissant à se dégager des bras de Yann pour mettre deux bonnes beignes a des garçons.

- Pourquoi ?!

Avait-il hurlé alors qu'on l'emmenait dans les douches . Tous s'observèrent alors . Un devait bien avoir la réponse du pourquoi ? Un garçon c'était alors dévoué et avait dit l'air très satisfait " On veut que tu t'en ailles . On ne veut pas que tu rendes les autres comme toi . Pourquoi ... Pff . T'en as d'autres des comme ça , le chintoc ? ". Warren était si en colère que les jets d'eau froide lui avait presque parut indolore. Mais une température si glacé finit par avoir raison de lui. Warren avait finit par s'asseoir dans un coin , silencieux , acceptant son sort. Il sentait le blondinet le regarder. ,Les autres plus agés , lui avait assigné la tâche de finir le travail . Faire en sorte qu'il ne les balance pas. Yann devait frapper assez fort pour faire comprendre la leçon à Warren. Mais il voyait bien que le gamin paraissait interloqué . Comme s'il s'était rendu compte de quelque chose. Warren réfléchit alors . Pourquoi est-ce que ce garçon l'observaig comme s'il avait enfin compris un grand mystère ? Warren essaya donc de le deviner

- Tu ne savais pas pourquoi ils s'en prenaient à moi , n'est-ce pas ? demanda t-il au jeune adolescent.

Yann observa ce garçon . Tremblant , dégoulinant d'eau , le t-shirt noir collé à la peau. Il se sentait vraiment nerveux. Ce n'était pas qu'à cause de sa question , mais aussi à cause de "ça" . Le ça qui lui avait fait quitter son équipe de basket , le ça qui lui faisait éviter les vestiaires , le ça qu'il avait caché en lui jusque là . C'était ce ça qui faisait que ce garçon se faisait frapper et qu'il le frappait . Est-ce qu'il le savait ? Est-ce qu'il l'avait compris pourquoi il frappait Warren ? Est-ce qu'il cherchait a chasser le ça de cette façon ?

- Maintenant tu le sais . À la place d'être un abruti , tu vas devenir un gros c*nnard en me frappant . J'espère que ton évolution , ne te fera pas trop mal.  

- Je ne te frapperais pas .J'avais deviné qu'on te frappait parce que tu es différent. Mais l'entendre est juste un peu plus ...

- Choquant . Tu as beau me sauver aujourd'hui , je te considère comme le roi des c*ns régnant sur c*nnard ville . Tu ne sais pas combien de temps mes papiers m'ont pris . En plus c'était pour le bal de promo , tout mon travail  . Je sais que je suis gay . Mais il y a pas de gay au texas ? Je ne comprends pas . Pourquoi vous agissez comme ça . Toi ? Est-ce que tu as peur ? Peur d'être différent ? Tu ne devrais pas être comme eux . Tu devrais être toi . Tu as l'air plus sympa que tout ses types .

Yann aida alors Warren a se lever " Comment tu sais ça ? T'es né avec la science infuse , le chinois ?  "

- Non , mais je reconnais les bons garçons . Tu en es un . Sois-toi même . Et je ne suis pas chinois . Je suis né aux états-unis . Et je suis métisse coréen , je ne peux pas parler chinois .  Et oublies ce que je t'ai dit , tu es juste aussi débile que les autres . Je vous trouverai un par un demain et je vous mettrais une droite

Ce que Warren fit . Il perdu son titre de président des élèves. Mais emmener 10 camarades à l'infirmerie lui plut beaucoup le lendemain. Yann quand à lui fut épargné . D'ailleurs , Warren avait décidé de le plaquer au mur du vestiaire devant tout les garçons avant de s'en aller . Autant dire qu'un dernière année qui ne venait que pour faire ça à un première année devant tout ses camarades , ça avait eu de l'effet . L'effet d'une claque pour Yann et toutes les personnes du lycée . Bien sur , on ne tarda pas à plaindre Yann et blâmer Warren. Pourtant , Yann savait que cen'était pas simplement pour lui faire honte et peur , mais comme pour lui montrer qu'il était là s'il voulait parler ou lui montrer qu'il était son favoris . Yann se posa de multiples questions et en peu de temps , il se trouva quelques peu passionné par Warren . Comme s'il pouvait mieux se comprendre en le regardant. Il assistait à ses petites persécution. Warren avait l'air fier , parfois il jetait un coup d'oeil à Yann avec l'air amusé. Mais quand les couloirs étaient vide , Warren ne lui adressait pas un regard. Un jour , il décida simplement de lui parler alors que le couloir était bondé. Un bonjour , un tout petit . Warren s'arrêta alors devant lui

- Quoi ?

Demanda Warren visiblement cherchant à le faire parler plus fort . Yann fit retentir un bonjour dans le couloir. Un bonjour qui fit tout les autres regarder la scène . Ce première  année qui dépassait de plusieurs tête l'ex président des élèves . Warren finit par le regarder visiblement surpris , ne le croyant pas capable. Mais le coréen finit par éclater de rire , se mettant sur la pointe des pieds , il ébouriffa les cheveux du grand gamin " Bonjour Yann " . Quelques jours finirent par tasser l'incident , mais ses amis lui reprochait beaucoup le fameux bonjour . Pourtant cen'est pas cela qui l'arrêta dans cette sorte d'ascension du bonheur . Pour parler à Warren , il le faisait toujours quand le couloir était plein de monde sinon Warren l'ignorait . Mais c'est lors de la réunion parent-prof qu'ils finirent par se rapprocher. Alors que tout les parents approchaient avec leurs enfants , Yann attendait sa mère . Warren finit par l'approcher quittant ses propres parents .

- Tu vas bien ? demanda alors le brun

Yann resta anormalement silencieux " Elles ne viendront pas ". Warren le regarda quelques instants surpris . Elles ? Finalement Warren montra un message de sa maman expliquant qu'elle n'avait pas pu se libérer à cause d'une urgence avec sa mère. Warren alla le prendre dans ses bras . Même si ça pouvait être ridicule vu leur différence de taille à cette période. Yann sentit son coeur battre la chamade malgré tout . Il se sentait moins triste et moins seul. Yann se sentit quelques instants compris . Mais il fit le choix de repousser assez violemment Warren avant de s'en aller . Tout le monde pu avoir la chance de voir ce spectacle . Dont le père de Warren , furieux et la qui fit tout le monde rentrer à la maison en vitesse . Cela malgré la fierté de la mère . Elle était heureuse que son fils puisse tenter de rassurer quelqu'un . Les jours passèrét et ils s'ignorèrent . Jusqu'au jour où l'on fit un discours au sein de l'école. On invita Warren sur le devant de la scène . Ex-président , on lui demanda son aide pour présenter des projets . Mais quelle ne fut pas sa surprise quand une espèce de grande brute blonde grimpa et lui prit le micro des mains

- Un , deux ? Bonjour , je suis Yann . Beaucoup d'entre vous me connaissent . En tout cas vous pensez le faire . Je ne cesse de vous faire des sourires , de vous dire et bonjour et vous faire croire que je suis votre ami . Mais je ne pense pas être votre a.mi , un vrai ami si je ne vous explique pas qui je suis , je suis Yann et j'ai deux mère . Non pas une mère et une belle mère , mais deux mères qui m'adorent et qui s'adorent . Je les ai longtemps caché sans savoir pourquoi . Mais un jour quelqu'un m'a montré que j'avais peur d'être différent . il se tourna vers Warren Et maintenant je n'ai plus peur de le dire . J'ai une différence , j'en ai plein . Je suis né en australie , j'ai deux mères et je me sens aimé , mais ma plus grande différence ... La plus grande et que j'aime quelqu'un d'aussi fantastique que toi ,

Warren n'avait pas l'air très emballé puisqu'il recula . Mais Yann l'attrapa , le porta comme un sac à patate et s'en alla . Après cela , ils finirent par sortir ensemble . Et Warren fut de nouveau ré-établi à son piste de président des élèves après l'explication des élèves coupables . Yann et Warren finirent par se mettre ensemble à la fin de cette semaine de changement et ils s'échangèrent leur premier baiser lors de la fin des cours , devant le lycée


Spoiler:
 

L'enterrement avait été le moment le plus rude de sa vie. Assis dans les premiers bancs de l'église , les mains sur les genoux , les yeux rivés au sol et le coeur brisé. Ses deux soeurs étaient vêtus de noir de la tête au pied . C'était si rare de les voir tout de noir vêtus . Les voir ainsi lui indiquait la gravité de la scène. C'était comme un marque-page dans un livre , où lorsqu'on soulignait un passage important dans une leçon. Ça avait l'effet d'un souligneur. Le portrait de sa mère , ses belles boucles blondes et son sourire charmant. Le plus horrible c'est que personne n'allait pouvoir la voir une dernière fois. Habituellement , les au revoir se faisait devant un cercueil ouvert , cette fois-ci personne ne verrait le cadavre. Warren et son père étaient les seules qui avait pu la voir une dernière fois. Cette grande femme élancé qui était passé de la vie au trépas en l'espace d'une seconde. Alors qu'elle parlait à son mari du diner , elle était tombé sur son fils. Warren pouvait se repasser le moment en boucle. La façon dont elle était tombé n'avait rien de théâtrale comme dans les films. Elle était tombé comme une chaise serait tombé. Warren s'était retrouvé écrasé par sa mère.  Warren n'avait pas compris . Il n'avait même pas remarqué le sang , ni même le trou béant dans ce crâne . Mais il se souvenait que le premier réflexe de son père avait été d'essayer de ramasser les morceaux et les recoller à l'arrière de son crâne. Un geste maladroit , enfantin , primaire pour certain. Mais c'était un geste qui cherchait à récupérer , réparer . C'était comme ça que Caroline était passé de la vie au trépas. Rien de charmant comme elle. C'était pourtant le genre de femme qu'on imaginait mourir dans son sommeil , de vieillesse à l'abris d'un parasol ou dans les bras de son mari. Rien de tout cela n'était arrivé.

Son père posa une main sur l'épaule de son fils. Les yeux de son père était irrité par les larmes. Comment ne pouvait-elle ne pas l'être ? Il avait perdu la femme de sa vie . Il n'eut pas peur de paraitre faible devant tout le monde . Quelques fois , il se mettait à pleurer durant la cérémonie , pendant qu'il regardait la photo , pendant qu'il regardait ses filles et leurs belles boucles blondes . Warren quand à lui était trop pétrifié pour pleurer ne serait-ce qu'un instant. Il avait peur de pleurer , il avait peur qu'en pleurant tout paraisse plus long ou plus court. Il ne voulait pas pleurer. S'il pleurait , les filles ne s'en remettraient pas et son père encore moins. Il écouta le pasteur parler de la justice , des coeurs et du paradis. La mort de l'assassin arrivait. Le père comptait y aller avec les soeurs de Warren. Warren lui ne voulait pas. Ça ne rendrait pas le moment plus facile à vivre . L'enterrement ne changerait pas à ses yeux en voyant l'assassin mourir , la mort de sa mère ne disparaitrait pas et ses souvenirs ne deviendraient pas plus joyeux . La scène resterait toujours la même dans son esprit. Et sa mère ne serait plus là . Il n'y aurait plus jamais de Caroline Hyun , aucune trace de sa présence ou de son âme , aucune chaleur ne pourrait émaner d'elle , aucune tendresse. Et la mort de tueur ne pourrait pas lui rapporter une once de joie dans le coeur , pas même un sourire ou un soulagement.

" Toutes nos condoléances . Nous sommes désolés pour votre perte. Elle était si belle . Elle était si jeune . Elle ne verra même pas grandir ses enfants . Elle aurait été si fier . "

Toutes ses phrases paraissaient vaines. Sa beauté , son âge ne changeait pas le fait qu'elle était morte . Les gens beaux et jeunes n'étaient pas miraculés. Non , elle n'allait pas les voir grandir. C'était évident. Warren se sentait bouillir. Cette maison , rempli de tant de personnes qui ne la connaissait pas et qui ne l'aimait pas. Zerosu qui se tenait au bout de la pièce observait Warren. Il n'osait pas l'approcher , ne sachant quoi lui dire. Mais il espérait que son cadeau de condoléance finirait par arriver. Warren semblait au bord de l'explosion , irrité par toutes ces choses . Quand il avait vu le cercueil s'en aller sous terre , Warren avait faillit se laisser tomber mais sa soeur fut la première à s'agenouiller et il la suivit pour la garder dans ses bras. Alors qu'elle s'agitait , Warren la maintenait dans ses bras , cela malgré les coups qu'elle lui donnait au passage. Il la serrait si fort , qu'on aurait pu croire qu'il était celui qui avait le plus besoin de se raccrocher à elle. Finalement la plus âgé des soeurs se calma , restant silencieuse dans les bras de son petit-frère.

Warren avait fini par laisser toutes les personnes à l'intérieur de la maison. Il s'était assis sur les marches du pavillon . " Est-ce que tu vas voir , Zéro ? C'est bien . Et tu n'as pas de béguin pour lui ? Oh et peut-être que ce n'est pas ton type d'homme . Oh , je te taquine. Allez-viens dans mes bras mon petit garçon. Tu es plus grand que moi. On peut tout dire mais 20 ans , ça passe si vite . Embrasse Zero de ma part  . ". C'était la dernière conversation qu'ils avaient eu ici. Et un jour , il allait l'oublier. Warren finit par entendre la barrière. Yann se jeta alors sur lui . Le jeune garçon au lieu d'être surpris , le serra dans ses bras . " Est-ce que je peux pleurer , s'il te plait ? Quelques minutes , le temps que ça passe " demanda Warren . Yann l'entoura de son manteau et lui mit sa capuche .

- Vas-y tu es à l'abris des regards

-S'il te plait , ne me quittes jamais .
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MessageSujet: Re: Junjou romantica Bonus : A long time ago   Mer 15 Fév - 13:37

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<< Ce n'est pas grave si l'on tombe, l'important est de savoir se relever >> 

LE COMBAT D'UNE VIE : PARTIE 4 - LE SENS DE LA VIE

Lucas et Seiri devinrent très amis. Tout deux restaient tous les jours à l'hôpital, 7 jour sur 7, 24h sur 24. On leur faisait les leçons ensemble, avec d'autres pensionnaires enfants permanents. Ainsi, Lucas continuait d'étudier pour ne pas être en retard si jamais il guérissait. Seiri avait plus de difficulté que lui pour retenir tout ces apprentissages, pourtant c'était elle qui était la plus déterminée à sortir d'ici un jour, et celle qui savait ce qu'elle voulait faire plus tard. 

- Je veux devenir astronaute. Alors il faudra que je sorte un jour, si je veux explorer l'espace. Et toi, Lucas? Quel est ton but? Qu'est ce qui te fais tenir? 

Le jeune garçon baissa un peu la tête. Ca faisait un an qu'il était là. Il n'était pas aussi confiant que Seiri, il avait l'impression que jamais il ne guérirait. C'était souvent elle qui devait le consoler quand il se mettait à pleurer la nuit. 

- Je ne sais pas. Je crois que la seule chose qui me pousse pour le moment, c'est de ne pas inquiéter plus mes parents. 
- C'est bien de penser aux autres, Lulu, mais je crois que tu devrais penser à toi d'abord. Tu devrais trouver ta propre raison de vivre. Te trouver un rêve, une motivation. 

Lucas avait neuf ans maintenant. Mais parfois il avait l'impression d'être encore un gamin de six ans incapable de se débrouiller tout seul. Pourtant, il oubliait ses doutes et sa piètre estime de lui quand il jouait avec Seiri. Dernièrement, ils jouaient tout les deux a cache-cache, parfois avec les infirmières (qu'elles soient consentantes ou non, il y avait bien un moment ou elles devaient les trouver pour leur donner leurs médicaments). Ca lui faisait du bien de réussir à s'amuser une fois de temps en temps. Il se sentait moins désespéré et enfermé dans ses moments là. Ce n'était même plus de la détresse ou de la tristesse qu'il ressentait. Non, maintenant, c'était de la résignation. Alors il admirait Seiri qui était si combattive, qui ne s'était pas incliné face à la maladie. Elle luttait chaque jour. Comment pouvait-elle ne pas être formidable à ses yeux dans ses conditions? 

- Je ne suis pas comme toi, Seiri. Je ne suis pas fort comme toi. 
- Un peu de courage Lulu ! La voie de la guérison passe aussi par la tête. Tu dois te battre. Le traitement ne fait pas tout. 

Elle alla le chatouiller pour le punir, et il ne put que rire. Elle ne le faisait jamais trop longtemps, parce qu'elle savait qu'il n'avait pas beaucoup de souffle en réserve. Mais elle aimait quand même le faire. 

- Tu vois? Tant que tu arrive encore à rire, tu ne dois pas abandonner. 

Les parents de Lucas essayaient de passer tout les jours, mais ils n'y arrivaient pas toujours. Siri avait moins de chance, sa famille habitait trop loin pour se déplacer chaque jour. Mais ils venaient chaque week-end, avec sa petite soeur. Elle était mignonne, et Lucas aimait bien la prendre sur ses genoux une fois de temps en temps. Maya, qu'elle s'appelait. Les deux familles étaient devenus assez proche et ce n'était pas rare que les quatre parents aillent manger ensemble pas loin pendant que Lucas et Seiri s'occupait de la petite Maya. 

- Puisque tu n'arrive pas encore à regarder droit devant toi, alors regarde au moins tes pieds. Un pas à la fois. Je ne veux pas que tu t'arrête une seule seconde pour te reposer, d'accord? 
- Tu es dure, Seiri. Je dois vraiment le faire en vrai? 
- Bien sur ! Fais moi les cent pas ! Quand tu seras fatigué, tu pourras arrêter mais tu continueras dans ta tête. Et quand tu en aura marre de regarder tes pieds, tu penseras peut être à relever la tête pour regarder le beau paysage autour de toi ! 

A partir de ce jour, Lucas fit donc de nombreux cercle dans sa chambre. C'était le première chose qu'il faisait en se levant, et la dernière chose qu'il faisait avant de se coucher. Même s'il était fatigué de devoir faire ça, il n'avait toujours aucune idée de ce qu'il devait faire pour lui même. Deux mois plus tard, alors qu'il se levait pour faire les cent pas, il remarqua que son amie ne se sentait pas bien. Elle était rouge, en sueur, et elle haletait. Il courut prévenir les infirmières. On s'occupa de Seiri toute la journée mais son état ne s'améliora pas. Lucas était très inquiet. Son amie avait déjà fais des crises, tout comme lui, mais généralement elles finissaient par passer. Siri resta au lit trois jours, et elle avait toujours autant l'air fatigué. Lucas faisait de son mieux pour ne pas pleurer. Il devait être fort pour Seiri. Il essayait de la distraire en lui lisant des histoires, bien que ses mains et sa voix tremble. En son fort intérieur, il ne voulait pas admettre ce qu'il savait déjà. 

- Tu vas te remettre, pas vrai, Seiri? Tu dois devenir astronaute. 
- Tu sais, Lulu, on ne peut pas toujours gagner. En tout cas, pas de la façon qu'on voudrait. Mais je deviendrais astronaute, d'une manière ou d'une autre. Tu te souviens de ce que je t'ai dit? Quand on meurt, notre âme va dans une fusée. Quoi qu'il arrive, je serais astronaute, même si ce ne sera que pour un voyage. 
- Ne dis pas ce genre de chose ! Tu veux mourir? Tu veux vraiment mourir? cria Lucas les larmes aux yeux, choqué.

Lui, il ne voulait pas la perdre. Il ne voulait pas ! Ses yeux s'écarquillèrent, ensuite. Pour la première fois, Seiri pleura à son tour. Ce n'était pas de gros sanglots comme lui, c'était des fines petites larmes et quelques reniflements. 

- Bien sur que non. Bien sur que non je ne veux pas mourir ! Mais je ne veux pas avoir peur Lulu. Je ne veux pas. Je ne la laisserais pas me déprimer. Jamais. Si je veux gagner, d'une façon ou d'une autre, je dois accepter la mort. Ainsi, elle ne me fait plus peur. Alors ne me fais plus pleurer, Lulu. Ou je n'arriverais pas à être forte

Lucas n'aimait pas ce discours. Pourtant, il comprenait que ce n'était pas de la résignation. Acceptation et résignation, ce n'était pas tout à fait pareil. Il commençait tout doucement à le comprendre, même s'il ne s'en rendait pas encore pleinement compte. Le week-end suivant, la famille était là. Lucas pouvait presque voir dans leur yeux qu'ils savaient que c'était la fin. Les médecins leur avaient surement dit qu'il n'y avait pas beaucoup d'espoir. Seule Maya ne pouvait pas comprendre, elle était encore si petite, a peine quatre ans. Lucas eu de nouveau envie de pleurer en songeant que Seiri ne verrait peut être pas sa petite soeur grandir. Devant cette sorte de veillée funèbre, il finit par s'enfuir, allant se réfugier dans la salle de jeu. Il resta là, roulé en boule. L'espoir. C'était vraiment un mot stupide. Comment pouvait-on ressenti de l'espoir lorsqu'on pouvait mourir d'un jour à l'autre? << Mais tout le monde risque de mourir d'un instant à l'autre, Lulu. C'est le lot de tout les mortels. Personne n'est à l'abri de mourir demain >> lui avait expliqué Seiri. Mais il trouvait quand même cela injuste. Finalement, une infirmière revient le chercher. 

- Tu devrais rester près d'elle, Lucas. C'est ton amie non? Ne l'abandonne pas. 

N'abandonne pas. C'est ce que Seiri lui avait demandé. Alors il se releva, et retourna dans la chambre. La famille était partie, l'heure des visites étaient finie. Seiri dormait. Avait-elle abandonnée l'idée de vivre, elle? <<Non, lui souffla une voix. Sinon, elle se serait déjà éteinte depuis longtemps>> C'est vrai. malgré sa fatigue et sa longue crise, elle était toujours là. Ca faisait des jours et des jours qu'elle luttait. A chacun de ses crises, Lucas finissait souvent par évanouir, il n'arrivait pas à résister à la douleur et l'angoisse. S'il avait été a sa place, il se serait laissé sombré. Il monta donc dans son lit et se coucha a ses cotés. Il finit par s'endormir, après s'être imaginé en train de faire les cent pas. Il fut réveillé au milieu de la nuit par une main qui lui caressait la joue. 

- Seiri? demanda t'il, la voix pâteuse, les paupières lourde, toujours à moitié endormi. 
- Tu continues de marcher tout droit, Lucas? 
- J'essaye. 
- C'est bien. Peut être que tu devrais te mettre des rollers au pied maintenant. 

Des rollers? Il ne comprenait rien. Parfois, c'était difficile de savoir ou Seiri voulait en venir, et il était trop endormir pour réfléchir. il eu un bâillement, et referma les yeux. Au moment ou il sombrait de nouveau dans le sommeil, il cru voir une petite larme sur la joue de son amie, et elle sembla lui dire quelque chose. Il fit un dernier effort pour comprendre, puis il se rendormit après avoir vaguement marmonné :

- Moi aussi. 

Quand il se réveilla le lendemain, il ne remarqua pas tout de suite que Seiri dormait étonnamment silencieusement. D'habitude, elle ronflait légèrement (ce n'était pas vraiment un ronflement, plutôt de grande inspiration et expiration). Mais il finit par se rendre compte que c'était trop silencieux. Il la secoua légèrement, et elle ne se réveilla pas. Il réessaya plusieurs fois, le coeur battant. Non, ça ne pouvait pas être vrai. C'était forcément autre chose. Une part de lui voulait bondir du lit et prévenir les infirmières, mais une autre ne voulait pas la laisser. On lui avait émaner de ne pas l'abandonner. Alors il ne l'abandonnerait pas, même pour quelques minutes. Il resta accroché à son cou en pleurant jusqu'a ce que les infirmières arrivent. Là, on lui parla doucement pour qu'il lache, mais il refusa d'un mouvement de la tête. Elles réessayèrent plusieurs fois, mais il refusa de lâcher, même quand elle tiercèrent. Finalement, on lui donna un relaxant musculaire et il n'eu d'autres choix que de sombrer dans l'inconscience. Pourtant, pour la première fois, il lutta aussi fort qu'il le pouvait contre le sommeil.

 Mais ses efforts furent balayés, et quand il se réveilla, il était seul. Le lit a coté de lui était vide. Il sentit les larmes jaillirent. Plus jamais il ne verrait Seiri en se levant le matin. Plus jamais il n'y aurait de <<bonne nuit>> suivi de chatouille. Il avait l'impression que le monde s'écroulait autour de lui. Il souffrait tellement. Encore plus que lorsqu'il faisait une crise. Il avait l'impression de ne plus réussir à respirer. Il était surement en train d'en faire une, justement, de crise. Mais il ne s'évanouit pas cette fois. Non, la douleur était trop forte pour réussir à être ignorée. Il se souvient de ce que Seiri lui avait murmuré avant qu'il ne s'endorme << je rêve des étoiles, Lucas. Tu les vois aussi? Je suis contente d'être ton amie. >> Etait-elle dans sa fusée en ce moment, en train d'explorer l'espace, comme elle le rêvait? Il n'avait pas compris à ce moment là que c'était un adieu, alors il avait simplement répondu moi aussi. Mais il aurait aimé pouvoir lui dire tellement plus. Voir les étoiles lui aussi. Mais il ne pouvait pas les voir. Parce qu'il était encore en vie. Et c'était si injuste. Elle était tellement plus forte que lui. Pourquoi un faible comme lui devait-il vivre alors qu'elle n'avait pas réussi? Finalement, sa douleur se transforma en rage. 

Ignorant le début de crise qui était là, il serra donc les poings, enfuis sa tête dans un coussin, et cria. Il n'avait jamais autant crier. Ce n'était pas de la peur. Non, c'était plutôt un mélange, de colère, de douleur, de désespoir. Il brulait à en faire trembler les murs, tout l'étage devait l'entendre, mais il s'en fichait. Des infirmières accoururent et tentèrent de le calmer, mais il était devenu comme fou et enragé et il se débattit, pleurant, criant, frappant dans tout les  sens. Il avait l'impression que son coeur allait explosé. Ton son corps tremblait, et finalement son trop plein d'émotion eu raison de lui : une nouvelle crise se déclencha, plus violente que toute celle qu'il avait jamais connu. Beaucoup trop forte pour lui, il ne su même plus crier, son souffle était complètement bloqué, il n'arrivait plus à aspirer d'air. Alors qu'une infirmière hurlait qu'on lui amène un tube et un docteur, il fut prit de convulsion. Il avait l'impression qu'il était en train de mourir. Il se mordit la langue, et la dernière chose qu'il vit avant de sombrer une fois de plus dans l'inconscience, ce fut une blouse blanche de médecin. Encore une fois, il ne pouvait pas résister. Il était si faible. Il méritait que tout se finisse ici. 

Lucas fut très étonné de se réveiller. Il avait mal au poumon et à la gorge, mais il était bel et bien vivant. Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi??? avant qu'il ne s'en rendre compte, il s'était remis à crier ce simple mot. Pourquoi, pourquoi, pourquoi. A nouveau, on du l'endormir avec une injection avant qu'il ne recommence une crise. 

La troisième fois qu'il ouvrit les yeux, il n'avait plus envie de crier. Il était fatigué. Si fatigué. Et si déprimé. A quoi bon crier? Qu'est ce que ça changerait? Il n'y avait personne pour l'écouter de toute façon. Une psychologue arriva dans le courant de la journée, mais il refusa de lui dire quoi que ce soit. Ce n'était pas à elle qu'il voulait parler. Non, c'était à la vie en générale. Ou bien à la mort? C'étai pareil. C'était à elles qu'il en voulait, contre elles qu'il voulait crier. Voyant que lui amener une psychologue n'avait pas marché, on fit donc entrer la famille de Seiri. Tout le monde resta un certain temps silencieux. Puis la maman lui tendit quelque chose. Il ouvrit la main et elle déposa dedans le bracelet de Seiri. Celui avec des étoiles et des planètes. celui qu'elle portait chaque jour et qu'elle regardait à chaque fois avant de s'endormir. 

- Je crois qu'elle aurait aimé qu'il t'appartienne, Lucas. 
- Je... je ne peux pas l'avoir. Je ne suis pas digne d'elle. Vous devriez le garder, elle vous aimait tellement. Je suis si...si désolé. Si désolé de ne pas avoir la réveiller. Oui, si désolé, si désolé....

Il pleura, et la maman de Seiri lui fit un clin, ce qui le rendit encore plus triste. On lui passa ensuite Maya, qui le regardait avec grands yeux gris. Elle lui sourit. 

- Roller, dit-elle
- Roller? 
- Oui, elle essaye d'apprendre depuis quelques mois. Elle aime bien ça. 

Seiri lui avait parlé de roller elle aussi avant de mourir. Il n'avait pas compris sur le moment. Et il n'était pas sur de comprendre encore maintenant. Mais pourtant, il lui semblait qu'il voyait enfin ce qu'il voulait dire, en voyant sa petite soeur sourire malgré la mort de sa soeur. << Smile, smile, Lulu >> c'est ce qu'elle lui disait souvent. Et quand on roulait, on était obligé de regarder devant soi si on ne voulait pas se vautrer. Seiri voulait-elle lui dire qu'il était plus que temps qu'il relève la tête? Sa réflexion dura longtemps, si longtemps qu'il ne remarqua même pas que les parents et Maya étaient partis. Il se rappela tout les moments qu'il avait passé avec son amie. Sa si précieuse amie. 

Smile, smile, hein? Si c'était là la dernière mission que Seiri lui avait donné, alors il essayerait. Il sourirait. Il ne pleurerait plus. il ne crierait plus. Il ne voulait pas tourmenter l'esprit d'une morte. Non, il devait respecter sa dernière volonté s'il ne voulait pas l'inquiéter pendant son voyage d'exploration de l'espace. Il ferait de son mieux. 

Le jour de l'enterrement, on l'autorisa à s'y rendre. Il lança une fleur sur la tombe de la jeune fille. Un bracelet en argent de planète et d'étoile brillait à son bras. 

- Je sais ce que je veux, maintenant, Seiri

Oui, cette jeune fille qui lui avait enseigné le courage, qui lui avait appris à sourire malgré les circonstances, qui l'avait pris sur son aile alors qu'elle avait déjà tant de souci. Cette jeune fille qui lui avait dégagé l'accès jusqu'au sens de la vie. Lucas avait finalement trouvé pourquoi est ce qu'il était vivant. 

- Je me battrais à ta place. Et on ne perdra pas, cette fois. Je prend le relais, à partir de maintenant. 

La vie et la mort n'avait qu'a bien se tenir ! Il arrivait. Il ne laisserait pas cette maladie gagnée. Il deviendrait fort. En gardant le sourire. Il n'aurait plus jamais peur de la mort. Et il ne se laisserait plus jamais dépérir non plus. Dés demain, il prendrait la décision de quitter l'hôpital. De vivre sa vie au dehors. Parce que c'était ce que Seiri avait toujours voulu. Il avait l'impression de l'entendre lui répondre, lorsque le vent vient ébouriffer ses cheveux

<< Toujours en train de vivre pour les autres, hein, Lulu? Mais c'est un beau rêve. Ne l'abandonne jamais >>

- Au revoir, Seiri, termina Lucas avec un grand sourire.
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Junjou romantica Bonus : A long time ago
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