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 ~La vie au Moyen-Age~

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Nonotako

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MessageSujet: Re: ~La vie au Moyen-Age~   ~La vie au Moyen-Age~ - Page 3 Icon_minitimeVen 18 Jan - 11:14

-Gabriel-

Les paroles de la jeune femme laissèrent Gabriel pensif pendant un instant. La beauté du monde, l'avait-il seulement aperçu ? Il n'avait eu que sa sœur pour la lui montrer, mais enfermée dans sa tour d'ivoire, Emilia n'était pas venue au monde assez tôt peut-être. Gabriel avait eu tout le loisir de découvrir la dure réalité aux côtés de leur père avant que la jeune âme grandisse et fasse naître en lui une sensibilité accrue.

-Je n'ai trouvé de beauté dans ma vie que celle des flammes. Puissante et destructrice. Envoûtante mais pas moins ravageuse. Je crois... Que jusqu'ici, je n'eus l'occasion de voir que la cruauté des hommes et leur laideur. Les Hommes... me laissent indifférents.

C'était cruel, mais pourtant une constatation véridique. Gabriel n'avait vibré à a vue d'un acte de bonté, tout simplement parce qu'il était peut-être trop aveugle pour voir ce miracle se produire devant lui. La seule rencontre qui différa des autres fut cette jeune paysanne dont le collier avait été volé. Il le lui avait rendu dans un geste négligent, jugeant qu'un malfrat comme le voleur à qui il l'avait dérobé n'avait guère besoin d'une telle richesse. En faisant cette bonne action, il ne s'était pas attendu à rencontrer une personnalité aussi noble que celle d'Anastasia, au point où son existence lui avait paru moins fade à l'heure d'aider la demoiselle.

-J'ai bien rencontré une personne, mais elle m'a surtout donné la chance de donner un sens à ma fugue sans but. corrigea t-il après un bref moment.

Ils étaient ensuite arrivés à la rivière et avait fini ce qu'ils devaient y faire. Finalement, l'anglais porta un regard sur le courant qui devenait plus fort vers le centre de la rivière, qui n'était pas bien large mais représentait néanmoins cinq ou six foulées de chevaux. Le tout était de savoir si elle n'était pas trop profonde... Mais à priori, la traversée devait être possible.

-Nous pouvons essayer, mais mieux vaut tenter l'affaire avec une monture d'abord. Je vais essayer le premier, elle ne me paraît pas très importante mais les profondeurs des rivières sont souvent trompeuses avec la vase. Préparez-vous à mouiller vos vêtements cependant, nous aurons de l'eau assurément jusqu'à la taille.

Gabriel se saisit des rennes de la bête et posa alors un pied dans le liquide limpide.


-Louis-

Louis était toujours d'une humeur boudeuse quand son frère évoqua la paix. Il lisait l'amusement de ce dernier dans ses iris. Jean était trop taquin parfois, mais c'était cette même gaieté qui eut raison des élans d'orgueil de l'aîné et qui arracha un sourire au souverain.

-Evidemment cher frère, je sais tout de même ce qui irait à mon peuple ou non. C'est la première chose à faire lorsque nous sommes roi. Mais je ne tiens à être aussi passif que père, je désire prouver la puissance de la France et certaines guerres seront le prix à payer pour que notre beau pays continuer d'assurer son hégémonie sur le reste de l'Europe.

Louis possédait de grandes ambitions et désirait étendre ses territoires. Jusqu'ici, les batailles avaient été moindres sous son règne mais l'on devait cette pacifiste période au prince héritier. Jean tempérait les ardeurs de son frère pour mieux favoriser les accords commerciaux, qui étaient moins dépensiers et bénéfiques pour l'économie du royaume. Louis en était conscient, mais il soupçonnait que les autres pays finissent par sous-estimer leur Etat et le trouver faible. C'était aussi ce qui partageait leurs partisans. Que choisir entre une politique partiale ou une autre plus commerciale ? Pour le moment, le couple fraternel parvenait à s'entendre et garder un juste milieu, mais les barons craignaient qu'un jour la cohésion entre les deux frères prennent fin, Jean devenu trop lasse des excès de son aîné.

-Il est d'évidence que tu manies mieux l'art du langage que ma royale personne, petit frère, répliqua un Louis à nouveau un brin vexé.

Pourtant les « buveurs de thé » étaient entrés dans la tante, les tentures se séparant pour laisser entrer la charmante compagnie. Le roi reconnut sans peine le visage de Wendel qui semblait toujours aussi assuré dans ce qu'il faisait, quoique légèrement différent de leur dernière rencontre. Plus attentionné ? Les regards du conseiller couvaient cette frêle créature encore à moitié dissimulée par l'imposante carrure de Richard. Ah, lui... Avec son cache-oeil, il avait tout l'air du barbare que les rumeurs disaient de lui, quoiqu'il était un peu plus jeune que ce que Louis avait pu penser. En tout cas …

-Vous me voyez ravi de faire enfin votre rencontre, ma cousine. Il aura fallut bien des péripéties pour que nous nous voyons enfin. Votre voyage s'est bien passé?

Il savait que la Reine était jeune, mais il ne la pensait pas aussi fragile à ce point. Comment des épaules si fines pouvaient tenir tout un royaume ? Non, justement... Elle partageait habilement son fardeau avec les deux hommes qui l'entouraient. Une méthode risquée néanmoins, saura t-elle tenir le jour où l'un de ses pilliers faillira ?
Somme toute, outre la beauté de ses traits, Louis la trouva fade. Son visage inexpressif coupait toute envie d'entretenir une conversation avec elle, elle devait être bien sérieuse et trop ennuyeuse.


-Aliénor-

Aliénor avait sagement écouté les paroles de Wendel, acquiesçant pour signifier son accord afin que Richard ne puisse deviner leur conversation. Elle savait qu'il ne tenait pas les français dans son cœur et qu'il désapprouvait la politique pacifiste de Wendel à cet égard. Au fond, cette histoire de traité était principalement motivée par Wendel et le prince Jean qui voulaient éviter une guerre malheureuse entre leurs royaumes, mais les monarques ne semblaient pas plus motivés que cela.
Quoique, en son fort intérieur, Aliénor suivait les sages recommandations de son conseiller. Il n'était pas qu'un soutient politique mais aussi son ami d'enfance et elle le tenait à la plus haute estime. Elle se sentirait coupable de le décevoir d'une quelconque manière, cela la piquerait plus que les plus acerbes remarques de Gloucester. Le seigneur Artwood incarnait les idéaux que la demoiselle désirait appliquer lors de son règne et elle était assez tenace malgré sa condition de femme pour pour s'atteler à la tâche avec la plus ferme des résolutions.

Quand elle entra dans la tente, elle remarqua l'attitude surprotectrice de Richard qui la dissimula encore quelques secondes aux yeux des français. Cela l'agaça légèrement, elle n'était plus une enfant à couver et tenait bien à montrer à Wendel qu'il pouvait lui faire confiance et qu'elle ne le décevrait pas.
Faisant naturellement un pas pour pouvoir détailler librement ses interlocuteurs, ses iris lilas glissèrent sur le roi pour se fixer immédiatement sur Jean. C'était perturbant, il ressemblait beaucoup à son aîné mais paraissait plus avenant et agréable. Le visage souriant du jeune homme donnait une impression de confiance qui troubla la princesse. En glissant un coup d'oeil vers sa pupille, Richard eut le déplaisir de découvrir une sorte de fascination pour l'héritier des « mangeurs de grenouille ». Ce n'était pas bon, elle ne semblait pas vouloir détacher son regard du jeune homme. Il manqua d'intervenir lorsque Louis prit la parole, s'adressant à la Couronne comme le voulait l'usage. Il aurait bien aimer répondre à cet arrogant jeunôt, mais laissa Aliénor faire son travail.

-Remercions le Seigneur Artwood et le prince Jean, c'est à eux que reviennent tous les mérites de cette rencontre. Notre voyage s'est bien déroulé, le temps était clément. Je suppose que le temps de la France devait être tout aussi favorable pour son souverain qu'il le fut pour nous.

Le ton d'Aliénor n'avait pas été des plus sympathiques. Le roi Louis ne lui plaisait pas, elle appréciait guère sa manière de se pavaner de la sorte et cette hostilité semblait partagée car son adversaire plissa les yeux en entendant ses paroles.
Non, décidément, ce n'était pas gagner pour une bonne entente entre ces deux-là...
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MessageSujet: Re: ~La vie au Moyen-Age~   ~La vie au Moyen-Age~ - Page 3 Icon_minitimeVen 18 Jan - 20:41

~La vie au Moyen-Age~ - Page 3 Ks30

Anastasia avait vécu dans une tour d'ivoire elle aussi, à sa façon. Elle avait connu un autre genre de dure réalité, plus subtile, plus solitaire, plus nuancée, à moins qu'elle ne soit tout simplement moins visible de l'extérieur. Une fois qu'elle avait eu accès au château, elle n'avait guère vu plus d'endroits, o les gardait dans une sorte de cocons protecteurs, surement pour éviter une tentative d'assassinat. Mais s'il y avait bien un aspect positif de sa fuite, c'était qu'elle avait pu voir beaucoup plus d'horizons.

- J'avoue que j'aime regarde le feu dans une cheminée par exemple. Et je crois que je comprend que les hommes puissent laisser indifférents. Parfois, nous ne méritons guère plus que cela. Oh, vraiment, vous avez rencontrer quelqu'un de ce genre? J'imagine que c'était votre soeur.

Elle ne se rendait pas forcément compte que Gabriel parlait probablement d'elle. Anastasia avait encore du mal à imaginer qu'elle puisse avoir eu une telle influence sur le voleur. Et puis ils ne se connaissaient pas depuis longtemps, même si la jeune femme savait que parfois, quelques minutes pouvait suffire pour marquer une vie ou une rencontre. Ils arrivent à la rivière et elle essaya de déterminer la profondeur. Elle regarda ensuite Gabriel avec inquiétude.

- Faites attention à vous. Peut être devriez-vous vous attacher avec une corde au cas où...

Anastasia suivit ensuite la progression de son compagnon de route des yeux, un peu inquiète à l'idée qu'il rencontre soudain une profondeur inattendue et qu'avec le courant, il n'arrive pas à revenir près de la berge.

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Jean savait comment interagir avec son frère. Il savait comment le mettre en colère, comment le calmer, comment le faire sourire, comment le raisonner. Ca ne marchait pas à tous les coups mais il était assez fier de ce qu'il arrivait à obtenir comme résultats, la plus part du temps.

- Et bien, j'imagine qu'il n'y a pas de mal à vouloir faire de son pays une puissance mais il y a d'autres moyens que la guerre. En devant un centre de commerce pour beaucoup de pays différents, et en devenant le point central de ce commerce, nous deviendrons une grande puissance également.

Il faisait tout pour éviter la guerre. Pas qu'il n'était pas doué pour se battre (même si son frère était largement meilleur) ou qu'il n'acceptait pas un combat une fois de temps en temps mais un champs de bataille... ça n'avait rien de plaisant. Cependant, il était conscient que parfois, la puissance militaire ne pouvait pas être évitée. Et les barons avaient sans doute raison de s'inquiéter. Parfois, Jean avait envie de partir, souffler quelques jours, quand Louis était trop "à l'ouest". Parfois, il avait l'impression d'étouffer ou d'être en cage. Mais il aimait son frère et il ne s'imaginait pas l'abandonner. mais peut être qu'un jour, le point de non retour serait atteint.

- Je t'incluais dans l'art de la parole, grand frère. Parfois, quand je m'égare, tu arrive à me faire revenir à l'essentiel. C'est important. Quand il s'agit de discussions importantes, tu ne perd jamais le fil ou le nord, affirma Jean qui savait qu'il fallait parfois flatter son frère.

Wendel était très flatté d'être ainsi écouté par la reine. Il savait que son pacifisme ne pouvait pas plaire à tout le monde mais il était content qu'Aliénor ait le même avis que lui. Bon, ce n'était pas tous les jours faciles. Mais il fallait bien avoir deux ou trois alliés. L'avantage de l'Angleterre, c'est qu'elle n'avait pas de frontières limitrophes avec d'autres pays mais ça voulait aussi dire qu'elle pouvait facilement être isolée de tout accord. Pour un pays comme le leur, c'était important de compter sur des alliances.

Il connaissait l'opinion du Lors Gloucester. En même temps, que le précepteur préfère la guerre ne l'étonnait pas vraiment, il était plus un bretteur qu'un parlementaire. Il avait le sang chaud. Mais il pouvait quand même lui arriver d'être très réfléchi alors Wendel faisait attention à ne pas le sous estimer. Il n'appréciait pas tellement le lord, il trouvait qu'il profitait un peu trop de sa position et qu'il essayait d'avoir un peu trop d'influence sur la reine d'Angleterre. Et puis, il se méfiait de son caractère, il avait l'impression de pouvoir être assassiné dans le dos à tout moment. Peut être que le lord apprendrait à être de plus en plus charmant avec le temps.

En revanche, il avait toute confiance en la reine. S'il y a bien une chose qu'il pouvait comprendre de la part de Richard, c'est l'envie de protéger la reine bien qu'ils sachent qu'elle était parfaitement capable de se débrouiller tout seule dans une rencontre politique. Mais Wendel tachait de ne pas faire obstacle à la brillance qu'était censé représenté Aliénor en tant que dirigeante. Si en la couvant ils masquaient son aura, ce serait vraiment dommage. En tout cas le roi et le prince de France étaient comme des ses souvenirs. L'un représentant la fermeté, la solidité, et l'autorité, l'acte représentant la souplesse et la légèreté. Ils formaient un duo intéressant et complémentaire, pas étonnant qu'ils attirent le regard. Mais il était quand même surpris de l'intérêt que manifesta sa noble dame pour le prince Jean. Peut être qu'elle le fixait ainsi parce qu'il était un peu comme son opposé et qu'elle ne savait pas comment réagir? Il essaya donc de détendre l'atmosphère.

- Vous avez vous aussi du mérite, vos Majestés. Si vous n'aviez pas accepté cette rencontre, rien n'aurait pû se faire. Ne soyez pas trop modeste avec vous mêmes. Merci de vous inquiéter de notre bon voyage. Nous avons eu la chance de ne pas essuyer de tesète ou même de vents forts. C'est probablement un bon présage que les dieux nous offrent.

Jean avait été de voir l'apparence plutôt particulière de la reine. Ce n'est pas tous les jours qu'on croisait des cheveux mauves et des yeux qui oscillaient entre le rose et le violet. C'était la première foi qu'il voyait quelqu'un comme elle. Cela donnait une certaine beauté intrigante et unique, mais effectivement, c'était quelque peu gâché par un visage de marbre. Pourtant, il put voir des émotions passées au travers des yeux de la demoiselle lorsqu'ils se posèrent sur son frère d'abord puis sur lui. Et son ton pouvait être cinglant. S'il pouvait être froid, alors elle pouvait aussi avoir une voix chaude et charmante, il en étai sûre. Mais il allait devoir se surpasser pour établir un bon contact. Il se demandait en tout cas pourquoi est ce quel jeune reine le fixait ainsi. Mais puisqu'elle ne voyait pas d'hostilité à son encontre, il fut donc celui qui, avec Mendel, essaya de briser la glace.

- Je me disais que nous pourrions vous inviter à diner pendant que nous discutions. Après votre voyage, vous avez surement besoin de recharger vos batteries. Si vous êtes fatiguée, n'hésitez pas à nous en faire part, nous veillerons à vous trouvez un endroit confortable pour dormir, à vous et à vos deux compagnons.
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MessageSujet: Re: ~La vie au Moyen-Age~   ~La vie au Moyen-Age~ - Page 3 Icon_minitimeJeu 28 Fév - 23:26

-Gabriel-

-Parfois , le feu de cheminée peut-être plus fourbe que la flamme qui naît librement.

Gabriel possédait un rapport étrange avec cet élément. Une relation un peu folle et métaphorée sans doute. Le feu avait été libérateur en un sens, puisqu'il lui avait permi de se venger de son père et d'échapper d'une manière quasi définitive à son influence. Malheureusement, le brasier n'avait pas eu que des bienfaits, il avait causé la mort de plusieurs domestiques innocents et celles de nombreux chevaux qui n'avaient pu s'échapper des écuries. Gabriel avait aussi failli être pris à son propre piège, son crime enflammé l'avait marqué à jamais.
L'ironie de la chose était que la naissance de cet événement dévastateur était la cheminée qui se trouvait dans la chambre qui avait accueilli sa sœur depuis des années.

-Emilia a participé à me garder un semblant d'humanité, il est vrai, mais elle m'a aussi plongé indirectement dans le pêché. Non, celle qui m'a offert une autre perspective d'avenir que l'errance c'est vous. Je ne dis pas cela pour faire l'éloge de votre personne, mais vous avez su me donner une voie à suivre plus honorable et utile que les vols répétitifs.

Les semelles des bottes déjà en contact avec l'eau lorsqu'elle avait proposé d'user d'une corde, l'anglais s'arrêta néanmoins pour acquiescer et détacher un épaisse cordage de sa selle pour en jeter une extrêmité à la princesse russe.

-Accrochez-la à votre cheval ou un tronc d'arbre plus proche si vous craignez que ces eaux soient traîtres.

Tout en tenant ces mots, il avait attaché son bout à la taille avant de reprendre son ascension avec précaution, avançant plutôt lentement. Il arrivau tiers de la rivière, mais le poids du courant lui balayait désormais les jambes avec force. Il se tenait à la bride de son cheval pour ne pas ciller, mais se demandait si Anastasia parviendrait à supporter une telle pression.


-Louis, Richard et Aliénor-

Pour Louis, un quelconque abandon de son frère était impossible. Il savait insupportable parfois, surtout lorsque sa paranoïa se révélait, mais il estimait compenser largement ce désagrément en offrant à son frère tout ce qu'il pouvait désirer et en lui consacrant personnellement du temps. Plus que tout, Louis tolérait les relations parfois contre-nature (pour l'époque) de son cadet malgré les rumeurs qui courraient sur les conquêtes masculines de celui-ci. De telles relations avaient valut bien des réprimandes par l'Eglise, notamment par le Cardinal de Paris, mais le roi passait outre ces reproches et clouait le bec à ces religieux parfois trop invasifs dans sa vie privée.
Quoiqu'il en soit, il jugeait leur lien indissoluble et voyait Jean aussi dépendant de leur fraternité qu'il l'était lui-même.
Son arrogance, sa manière de se croire le centre du monde, était un point qui pourrait le mener à sa perte avec le temps. Il se voilait peut-être trop la face dans cet excès de confiance... Mais à qui d'autre accorder un tel crédit quand l'on était entouré d'une bande de chiens affamés ?

Richard ne pouvait nier que le jeune homme Artwood possédait bien des qualités, mais surtout une intelligence et un sens de la diplomatie admirable. Et c'était justement pour cela qu'il s'en méfiait. Le Lord avait mainte fois prouvé qu'il était équitable, juste, mais d'une poigne de fer en ce qui concernait la Couronne. Or, par son attitude martiale et parfois trop provocatrice, Gloucester pouvait représenter un danger en un certain sens. Il ne désirait pas le trône de manière directe, ses actions passées et sa fidélité au père d'Aliénor l'avaient bien prouvés, mais les autres barons le soupçonnaient de désirer une main mise sociale sur l'actuelle souveraine encore jeune et influençable malgré la rudesse de ses décisions. Aliénor était le point d'orgue de l'entente entre les conseillers, elle en était la cause, mais pouvait aussi se révéler l'arme incontournable pour dresser l'un contre l'autre. Si Wendel craignait un assassinat potentiel, à raison, le guerrier n'en pensait pas moins. Il doutait que Wendel puisse déjà se salir les mains de manière aussi lâche, mais la détermination de son rival au sujet de la couronne était sans faille et le rendait imprévisible. Richard n'avait aucun mal à imaginer les doigts de l'Artwood verser du poison dans son assiette sans aucun remord.
Ils étaient deux lions se défiant constamment du regard.
Lorsqu'il parla à la suite de leur protégée commune, Richard esquissa un léger rictus de satisfaction. Ce lionceau maîtrisait les mots avec une aisance redoutable. Certes les traits du jeune homme n'inspiraient pas la vicissitude et son attitude était encore trop digne, mais Gloucester était prêt à parier que cette admirable habileté se transformerait un jour en verve manipulatrice.
Ils finissaient tous ainsi avec le temps.

-Il semblerait que vos voyages soient toujours annonciateurs de beau temps, Lord Artwood. Espérons que ce soleil que vous nous apportez saura bénéfique à nos parlementations, déclara Louis avec une Majesté calculée.

Le souverain avait glissé un coup d'oeil fier à son frère. Voilà, il avait fait un effort et complimenté les buveurs de thé, son cadet n'aurait donc pas à le reprendre sur son attitude.
Malgré cela, Louis sentait l'inimitié de la reine envers lui et comprenait déjà que les discussions majeures reposeraient sur Wendel, à moins que ce dernier parvienne à assouplir la dépréciation d'Aliénor à son égard. Le véritable enjeu n'était pas le commerce en réalité, mais créer des liens solides entre leurs pays pour éviter qu'ils ne se fassent la guerre. Pour le moment, leurs pères avaient su se montrer plus ou moins coopératifs avec l'autre en ne cherchant pas à proclamer une quelconque légitimité sur le territoire voisin. De plus, Louis ne tenait pas à envahir l'Angleterre. Ces territoires seraient trop éloignés et difficile à gérer avec les peuplades nordiques, surtout les Ecossais désireux d'indépendance.

-La perspective d'un repas me semble être une excellente idée, prince Jean. Nous serions ravis de découvrir les spécialités françaises. Quand à un possible repos, ne vous prenez pas la peine de décupler mille conforts pour les nôtres, nous logerons à la même enseigne que vos soldats. répondit Aliénor avec plus de sympathie que les mots qu'elle avait adressé à Louis.

Si le roi français faisait des efforts pour répondre aux appelations cordiales de Wendel, elle ne devait pas se montrer plus farouche envers le prince qui semblait désireux d'apaiser les tensions naissantes. Evidemment, la perspective d'un repas était à prendre des pincettes, mais Richard avait recruté un gouteur spécialement pour l'occasion. Les plats seront alors testés une demi-heure avant de lui être servis. Cette précaution pouvait paraître exagérée et malpolie pour les hôtes, mais elle ne tenait pas à laisser son pays dans le chaos mourant avant d'avoir désigné un héritier légitime.
Or pour le moment, elle ne pensait pas tellement au mariage.
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MessageSujet: Re: ~La vie au Moyen-Age~   ~La vie au Moyen-Age~ - Page 3 Icon_minitimeVen 1 Mar - 19:50

~La vie au Moyen-Age~ - Page 3 Ks30

Anastasia ne pouvait pas dire, elle n’avait jamais vraiment jouer avec le feu. Tout ce qu’elle avait jamais fait, c’était tenté d’allumer des bouts de bois avec des silex, ou de rajouter du bois dans le feu de cheminée de la maison de ses sauveurs. Et elle avait toujours fait très attention à ne pas se bruler.

- Je pense que le feu peut être dangereux, qu’importe où est son foyer, ou même l’intensité des flammes.

Si Anastasia devait choisir entre les quatre éléments, ce serait surement le vent qu’elle préférerait. Bien que l’eau pouvait être très relaxante. Mais lorsque le vent soufflait, elle avait l’impression qu’elle pouvait en quelque sorte être connectée avec sa famille, même si loin de a Russie. La brise était comme un messager murmurant à son oreille. Et puis le vent pouvait aussi symboliser la liberté tout comme il pouvait indiquer un éloignement ou un rapprochement. Lorsque Gabriel révéla plutôt qu’elle pensait à elle et non à Emilia, elle ne put s’empêcher de rougir.

- J’ai l’impression que vous m’idéalisez trop, ou que vous idéalisez trop mes objectifs. Ce n’est pas une noble cause comme une croisade pour garantir la paix dans le monde, il s’agit pour moi de sauver mes frères. Je suis heureuse que vous m’accompagnez mais… mais j’ai peur que votre aspiration trop importante vous pousse à aller au suicide si la situation devient trop dangereuse. Cela me fait un peu peur pour vous.

Elle ne voulait pas que sa cause vire à l’obsession ou qu’il perde de vue sa sécurité pour elle. Roxane ne savait pas vraiment comment s’expliquer. Mais pour l’heure, ils devaient franchir cette rivière. Elle se félicita d’avoir pensé à la corde quand elle vit à quelle hauteur arrivait déjà l’eau au tiers du parcours pour Gabriel. La jeune fille avait accroché la corde à un tronc d’arbre pour être sûr que ça tienne. Elle avait aussi accroché la corde autour de sa taille et elle commença son avancée. C’était plus fort que ce que ses yeux lui avaient fais croire au premier abord. Et c’était plus froid aussi. A dire vrai, elle ne savait pas elle non plus si elle allait réussir à franchir la rivière. Sans l’aide de la corde, elle n’aurait sans doute pas réussi, mais elle devrait pouvoir y arriver en étant solidement attachée comme elle l’était.

- Ne vous inquiétez pas pour moi. Au pire, vous m’aiderez quand je devrais sortir de l’eau, de l’autre coté.

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Pour le moment, Jean n’imaginait pas abandonner son frère. Il sentait que ce dernier avait trop besoin de lui. Peut être que c’était réciproque, mais il avait l’impression que Louis était plus dépendant de lui que l’inverse. Seulement, il voulait veiller sur son frère ainé. Il était plus fragile que l’air qu’il se donnait, et il ne voulait pas que le royaume soit fragilisé. Quant à ses relations, il était effectivement reconnaissant à son frère de ne pas les lui interdire, mais en même temps, il ne voyait pas pourquoi est ce que ça devrait l’aitre. En quoi aimer autant les hommes que les femmes était un crime? Certes, dans un des cas il ne pouvait pas donner d’héritier. Mais de toute façon, il n’était que le second fils, c’était à Louis d’assurer la descendance de la maisonnée royale. Même si les nobles de leur royaume les encourageaient tout deux à prendre épouse au plus vite. C’était peut être naif de sa part mais il vouait épouser une personne dont il serait amoureux. 



Wendel était conscient de son esprit aiguisé. Il évitait de son mieux les manigances politiques, même s’il savait qu’il pourrait probablement tirer son épingle du jeu. Mais il voulait rester honnête et droit, parce que la reine Aliéner avait besoin d’un conseiller qui ne serait pas corrompu par le pouvoir. Il ne savait pas s’il allait y arriver mais il voulait rester quelqu’un de bon. Comme lord Gloucester le pensait, il n’avait pas l’intention de se salir les mains ou de rendre impur le règne de sa dame. Il n’avait encore jamais songé à empoisonner qui que ce soit. Il préférait opter pour l’emprisonnement et des procès équitables pour donner l’opportunité de se défendre. Bien sur, il n’était pas idiot et il savait que ce genre de vision idéaliste ne correspondait pas à la réalité. Des manigances et des injustices, il y en avait partout. Mais il voulait rester en accord avec sa conscience le plus longtemps possible. Et c’est ce qu’il souhaitait pour sa reine aussi, qu’elle agisse selon sa volonté, et sa seule volonté, pas celle d’un autre qui essayerait de la manipuler. C’est ce qu’il craignait le plus de la part de Richard.

- Vous représentez à vous seul ce soleil, Majesté. Je ne doute pas que ces parlementations resterons bénies par votre symbole.

Wendel rappelait ainsi que la réussite de ces discussions dépendrait aussi du Roi du France, pas seulement d'eux. Jean réprima un sourire en voyant l’attitude si fier de son frère. Parfois, il avait l’air d’un petit gamin, mais il aimait revoir comme ça. Il lui fit donc un petit signe discret pour le féliciter. Wendel et Jean étaient conscient des enjeux de ces négociations, et ils comptaient tous les deux être les médiateurs de cette rencontre. C’est pour cela que Jean proposa un repas. Wendel apprécia la réponse modeste d’Aliénor, qui faisait aussi un geste en faveur de cette alliance qui pourrait se construire entre leur deux pays.

- Dans ce cas, je vais de ce pas demander à ce que l’on vous prépare nos différentes spécialités, en espérant pouvoir un jour gouter les spécificités anglaises à mon tour. Nous avons déjà préparé une tente à votre attention, voulez-vous vous y installer le temps que le repas soit prêt?



Jean pouvait comprendre les services d’un gouteur. C’était même la preuve d’une certaine prudence d’esprit. Eux même avaient effectué des fouilles pour vérifier qu’il n’y aurait pas d’arme sous cette tente. Bien sur, Louis et Jean étaient aussi désarmés. C’était la moindre des choses. Wendel jeta un coup d’oeil à sa reine et au lord qui l’accompagnait. Il n’y avait aucune raison de refuser cette demande et il encouragea discrètement Aliénor d’un petit signe de la tête. Jean trouvait cela amusant de voir que Wendel tenait le même rôle que lui avec une autre Majesté.
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MessageSujet: Re: ~La vie au Moyen-Age~   ~La vie au Moyen-Age~ - Page 3 Icon_minitimeVen 1 Mar - 22:36

-Gabriel-

Gabriel avait cru pouvoir dominer un élément pour parvenir à ses fins, malheureusement la nature lui avait prouvé qu'elle ne se pliait pas encore aux désirs des hommes et lui avait brûlé les doigts... et une partie du visage afin qu'il paye son audace jusqu'à sa mort.

-Je sais que vous ne voulez pas ma mort sur les mains, nous en avons déjà parlé, vous vous souvenez ? Je ne peux pas vous promettre de rester vivant, personne ne le peut lorsqu'il s'embarque dans des circonstances périlleuses. Vous même n'êtes pas à l'abri d'un quelconque accident de parcours. Mais... Je ne me jetterai pas tête baissée dans la mêlée sans une bonne raison et de la réflexion. J'ai déjà côtoyé la mort une fois, je ne tiens pas à la retrouver de si tôt.

Un jour peut-être lui enlévera t-il son masque en présence de la belle demoiselle, bien que ce n'était pas ce qu'une princesse devait voir. Ce n'était pas non plus ce qu'un fils de noble devait avoir à vie, mais le destin en avait décidé autrement. Le quotidien d'Anastasia n'était pas non plus celui d'une jouvencelle de son rang. A quel instant une demoiselle de sang royal, pour ne pas dire impérial, traînait ainsi les forêts aux côtés d'un presque inconnu, poursuivie par des soldats impitoyables ?
Tout cela était quasi irréel, digne des plus grandes aventures épiques que l'on contait dans les traditions orales, dans les chants des joyeux troubadourds.

-Vous devriez..., le voleur n'eut pas le temps de terminer sa phrase que sa compagne de route avait déjà les pieds dans l'eau.

Il soupira légèrement face à l'obstination de la concernée, bien  que cela l'amusait au fond. Derrière son visage d'ange se cachait une détermination sans faille. Ce n'était pas la première fois qu'il apercevait ce trait de personnalité de celle-ci, mais il avait tendance à oublier qu'elle n'était pas aussi docile que la plupart des filles bien nées de leur époque. Elle ne possédait une arrogance démesurée, était même plutôt modeste, mais elle n'était pas moins pourvue d'une audace que l'on soupçonnait à peine lorsqu'on la rencontrait.
Sur ces pensées, l'anglais poursuivit alors son ascension de la berge, s'arrêtant souvent et devant lutter de toutes ses forces pour ne pas être emporté par le courant. Il s'accrochait désormais à l'encolure de son cheval qui, par son poids, avait heureusement les sabots fermement encrés dans le sol. La vase ne fut pas traîtresse, au contraire de la force des eaux, et au rythme des pas de sa monture, Gabriel parvint à gagner l'autre côté et se hisser sur la terre humide et glissante, se retournant déjà pour aider Anastasia en cas de besoin.


-Louis, Richard et Aliénor-

Louis ne désirait plus se marier. Depuis la mort de sa première -et seule- épouse, il ne voulait plus incomber le devoir du lit à aucune femme à laquelle il aurait juré protection. Cela ne l'empêchait pas de courtiser les dames de la Cour qui lui plaisaient, mais il ne s'engageait alors pas devant Dieu. Certes, rien n'avait pu prévenir la fausse couche de son épouse, mais le mal était trop courant, et le drame trop récent encore à ses yeux, pour qu'il se risque à faire face à nouveau à une telle tragédie.
Secrètement, il comptait sur son frère pour lui donner des neveux.
Or cela n'était pas assuré aux vues des goûts de son cadet. De plus, pour assurer sa pleine puissance en tant que souverain, il lui fallait une descendance directe et solide qui fasse prévaloir son sang dans la suite de l'Histoire. Les filles, malgré leur place effacée dans la société de leur époque, était un excellent moyen de former des alliances et seraient nécessaires lorsqu'il commencerait à se faire vieux et être moins fringuant sur les champs de bataille.

-Vous me flattez, Lord Artwood. Prenez bien garde à ne pas ternir le rayonnement de votre Reine en avançant de trop ma gloire. avait-il répondu sur un ton amusé.

Il avait en effet remarqué qu'un tel compliment n'avait pas plut à la demoiselle aux chevveux pâles et cela le contentait pleinement. Entre elle et lui, il était évident que c'était le français qui avait l'avantage de l'âge, de la puissance, et surtout de l'expérience. De ce que Louis en savait, c'était la première intervention de la princesse en personne. Son père avait fini par trépasser, et si elle avait été préparée à son rôle, elle n'en demeurait pas moins une femme, ce qui la discréditait un peu aux yeux des autres souverains européens, dont Louis.

Aliénor n'avait en effet pas aimé cette comparaison avec le soleil. En quoi cet homme était donc resplendissant ? Elle comptait bien le demander à son conseiller une fois qu'il serait seul, bien qu'elle devait reconnaître que Wendel avait touché une corde sensible dans le cœur de son vis-à-vis. Celui-ci semblait avoir un faible pour les flatteries, ce qui n'était guère étonnant lorsque l'on avait connaissance de son égo surdimensionné.
Le prince Jean lui était, en comparaison, bien plus supportable et abordable. La jeune femme était même prête à lui accorder le terme de « sympathique ». Malgré sa fascination première pour ce personnage hors-normes, la reine s'était reprise et ne comptait pas se laisser charmer par un beau sourire. Pour vivre dans une Cour d'hypocrite depuis sa plus tendre enfance, Aliénor avait développé une méfiance qu'il été ardu d'apaiser.

-Nous vous en serons reconnaissants, ainsi nous pourrons décharger les présents que nous avons pour vous de la part de l'Angleterre tout entière. Nous vous les offrirons ainsi au repas, comme il se doit.

Aliénor esquissa un sourire presque timide en accompagnant ses propos, ce que Richard jugea directement comme une faute. Il y avait un point important qu'il avait négligé dans l'éducation de la princesse, c'était son genre même. Aliénor ne demeurait pas moins et une femme, or le pouvoir principal de ces dernières étaient le charme et la séduction. Avec son beau visage, elle n'aurait aucun problème à asservir ses homologues masculins, malheureusement... Il l'avait élevé comme un fils, adaptant à peine les exercices physiques pour son corps plus frêle. Ils devraient avoir une sérieuse discussion sur ce détail une fois qu'ils en auront l'occasion, Wendel sera sans doute le mieux placé pour apprendre à la demoiselle à être une véritable lady, lui qui choisissait déjà parfaitement ses robes.

-Je vais prévenir nos hommes d'amener les présents et je me charge de trouver l'endroit convenable pour les stocker en attendant , Majesté. déclara le guerrier après une courte révérence pour ensuite quitter la tente dans une attitude fière qui le caractérisait très bien.
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MessageSujet: Re: ~La vie au Moyen-Age~   ~La vie au Moyen-Age~ - Page 3 Icon_minitimeSam 2 Mar - 1:16

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Anastasia savait qu’ils en avaient déjà parlé mais cela lui semblait nécessaire de le lui rappeler. Comme elle l’avait dit, elle avait peur que cette nouvelle « raison de vivre » prive justement de raison le jeune homme qui avait décidé de l’accompagner. Mais il lui assura qu’il ne foncerait pas tête baissée. Elle essaya d’analyser son visage pour voir s’il pensait ce qu’il disait, et elle sembla satisfaite de ce qu’elle ressortit de son examen. Mais elle ne pouvait nier qu’il avait raison, ils risquaient tous les deux leur vie quoi qu’elle en dise.

- Je ne le sais que trop bien, si je pouvais faire autrement, je le ferais sans hésiter … vous avez vraiment du courage pour accepter de venir avec moi alors que cette histoire ne vous concerne pas à la base. Vous avez une mauvaise opinion de vous-même, mais je trouve que vous êtes une personne altruiste.


Il avait peut être fait des erreurs sous le coup de la colère dans le passé, mais ça ne voulait pas dire que Gabriel n’était pas quelqu’un de bien. Quant à voir sous son masque, ce serait surement dur, mais elle serait consciente de la confiance qu’il faudrait au jeune homme envers elle pour enlever ce qui cachait une partie de son visage, alors elle en serait honorée, d’une certaine manière. Si elle devait prendre du recul sur sa propre vie, elle ne serait pas si étonnée que ça du tournant que sa vie avait pris. Depuis sa naissance, elle était du mauvais coté de la fortune, étant né batarde. Sa naissance annonçait les complications qu’elle affronterait tout au long de sa vie. Elle se demandait souvent quel était son rôle dans l’Histoire du monde avec un grand H mais elle n’avait pas de réponse. Pour le moment, elle se contentait de survivre pour pouvoir sauver Ivan et Pierre.

Roxane ne se considérait pas comme une jeune fille extraordinaire déterminée ou avec une force de caractère. Elle n’était même pas capable de faire du mal à un moustique particulièrement acharné sur sa personne. Elle avançait parce qu’elle n’avait pas le choix. Quand on était fugitive, on devait toujours regarder en arrière et rester en mouvement. Elle avait fait l’erreur de rester trop longtemps dans le même coin. Ce n’était sans doute pas plus mal, la princesse n’aurait pas pu rester plus longtemps en France si elle voulait partir pour la Russie. Si elle n’était même pas capable d’affronter le courant de cette rivière toute seule alors elle ne réussirait jamais à retrouver ces frères ou même à atteindre la Russie. Oui, cette rivière n’était rien par rapport à ce qui l’attendait. Ce fut cette pensée qui l’aida à tenir alors qu’elle n’arrivait plus à avancer à cause du courant. Petit à petit, pas après pas, volonté après volonté, elle arriva finalement en vue de l’autre bout du rivage. Elle avait froid, elle était épuisée, et ses muscles étaient endoloris à force de maintenir férocement la corde, mais elle avait réussi. Du moins, c’est ce qu’elle pensa jusqu’au moment où elle trébucha et perdit l’équilibre.

- Gabriel ! cria t’elle tout en étant ballottée dans tous les sens.

Heureusement, grâce à la corde, elle n’était pas emportée par le courant. Pas encore en tout cas. Mais elle devait utiliser encore plus de force pour la maintenir à présent que le courant l’avait déséquilibrée, et elle n’était pas sure de tenir longtemps. Mais le bord n’était pas si loin, et Gabriel non plus. Elle ne devait pas lâcher. Anastasia essayait de se diriger la ou elle le souhaitait mais elle n’y arrivait pas.

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Jean comprenait le blocage de son frère, mais il était certain que s’il trouvait la femme qui lui correspondrait, et dont, peut être, il tomberait amoureux, alors il changerait d’avis et réussirait à fonder une famille. Bien sur, il lui faudrait du temps et un peu de folie. Le jeune prince savait que les fausses couches étaient fréquentes, tout comme les enfants mort-né ou en bas âge. Les femmes avaient une mortalité plus importante que les hommes en tant de paix. Mais hélas ils ne pouvaient rien y faire avec leur connaissance en médecine actuelle.

- Le rayonnement de ma Reine est différent du votre, Votre Majesté, mais tout aussi éblouissant. J’espère que vous vous en apercevrez durant ces quelques jours où nous serons amené à collaborer tous ensemble.



Wendel ne voulait pas diminuer la compétence de sa jeune reine aux yeux du roi de France. Mais il savait l’importance de complimenter Louis. Seulement, il avait bien rebondi pour mettre en valeur sa Dame. Si Louis était censé représenté le soleil, le jeune lord considérait qu’Aliénor était comme la lueur de la lune. Et le soleil et la lune se partageait le ciel à égalité, même si on pouvait aussi interpréter qu’ils se le disputaient. Dans tous les cas, Wendel avait confiance en le talent de sa reine. Bien que c’était son premier exercice de politique étrangère, il était sûr qu’elle se débrouillerait à merveille. Le fait qu’elle soit une femme ne changeait rien à ses yeux. Peut être qu’il avait un peu plus tendance à vouloir la couver et la protéger, mais au niveau de ses compétences, il ne doutait pas d’elle.

Jean connaissait l’effet que leur duo provoquait chez les autres. Souvent, Louis rebutait au premier abord, quand ce n’était pas sur un champ de bataille où lors de moment de crise. En contraste, Jean avait toujours le beau rôle et attirait facilement la confiance et la sympathie de ses correspondants. Mais quand la nation était en danger, c’était plutôt vers Louis vers qui on se tournait. Il donnait l’impression d’avoir des épaules plus solide. Ainsi, le frère cadet s’occupait plutôt de tous les aspects sociaux et laissait à Louis le reste.

- Nous vous remercions d’avance pour ces présent, Votre Altesse, répondit Jean en lui rendant son sourire.


De son coté, il était un peu plus franc mais il apprécia la timidité d’Aliénor. Cela montrait bien que le sourire était plutôt sincère et qu’il n’était pas là dans un but de faux semblant, sinon elle aurait taché de sourire beaucoup plus. Wendel aurait certes pu apprendre à son amie d’enfance à être plus dans le charme, mais il trouvait tout simplement que ça ne lui correspondait pas. Elle ne serait pas crédible dans ce rôle, or, elle n’avait pas besoin de difficulté supplémentaire pour l’instant, ou de se couvrir de ridicule en tachant d’essayer sans y être bien préparée. Et puis, si elle était si peu souriante et avenante socialement, c’était en grande partie à cause de son éducation spartiate. C’était difficile de faire le poids face à cela.

- Un de nos serviteurs va vous conduire jusqu’a votre tente. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, faites lui savoir, rajouta Jean avant que leurs invités ne partent.



Wendel fut le dernier à partir. Puisque Richard était parti à l’avant, il s’occupait de couvrir les arrières de sa reine. Et puis, il se chargea aussi de prendre congé des deux Majestés de manière plus cérémonieuse que le lord Gloucester. Une fois partis, Jean se tourna vers Louis.

- Et bien, cela ne s’est pas trop mal passé, grand frère.


De son coté, le jeune blond attendait d’être en privé dans la tante pour parler avec sa reine de cette première rencontre, et échanger leurs impressions. Il ne doutait pas que Richard n’aura que des choses négatives à dire, il serait là pour nuancer.
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